mardi 19 septembre 2017

La petite robe grise

J'avais trouvé une quinzaine de pelotes de coton à tricoter aux aiguilles 3,5 et avais d'abord imaginé en tirer deux chandails assortis, un pour l'Homme et l'autre pour sa fille, mais c'est finalement moi que j'ai gâtée. J'ai tricoté cette robe en top-down, démarrant avec 122 mailles à l'encolure, suivant l'inspiration du moment au fur et à mesure que j'avançais, en un peu plus d'un mois au printemps dernier. Mes longs trajets m'ont permis d'avancer assez rapidement.

Des tresses pour le raglan, et des bordures rapportées au bout des manches et en bas.

J'ai opté pour la sobriété à l'encolure, avec juste un bord rouloté, fixé aux points glissants, afin de pouvoir y épingler une broche sans surcharger l'ensemble.

Des diminutions pour la taille, suivies d'augmentations à partir des hanches. Des poches masquent celles de devant.

Le bas de la robe présente un léger arrondi pour un plus joli tombé.

J'ai utilisé très exactement treize pelotes sur les quinze dont je disposais – ci dessous, ce qu'il en restait une fois les fils rentrés et coupés. Cette robe me portera-t-elle chance ?

dimanche 30 juillet 2017

Modèle nu

«“Très épatant, tout de même, le nu… Ça fiche une note sur le fond… Et ça vibre, et ça prend une sacrée vie, comme si l’on voyait couler le sang dans les muscles… Ah ! un muscle bien dessiné, un membre peint solidement, en pleine clarté, il n’y a rien de plus beau, rien de meilleur, c’est le bon Dieu !… Moi, je n’ai pas d’autre religion, je me collerais à genoux là devant, pour toute l’existence.”
Et, comme il était obligé de descendre chercher un tube de couleur, il s’approcha d’elle, il la détailla avec une passion croissante, en touchant du bout de son doigt chacune des parties qu’il voulait désigner.
“Tiens, là, sous le sein gauche, eh bien, c’est joli comme tout ! Il y a des petites veines qui bleuissent, qui donnent à la peau une délicatesse de ton exquise… Et là, au renflement de la hanche, cette fossette où l’ombre se dore, un régal ! Et là, sous le modelé si gras du ventre, ce trait pur des aines, une pointe à peine de carmin dans de l’or pâle… Le ventre, moi, ça m’a toujours exalté. Je ne puis en voir un, sans vouloir manger le monde. C’est si beau à peindre, un vrai soleil de chair !”» Chap. IX, pp. 288-289

L’Œuvre
Émile Zola
Le Livre de poche



mardi 25 juillet 2017

À partir d'un incipit

«Elle parle vite.» Les mots sortent en rafale, saccadés, mais le flot semble intarissable. Elle dit le choc, la peine, le chagrin, la solitude et l'isolement. Elle dit qu'elle n'a plus rien, qu'elle n'est plus rien. Qu'elle n'arrive pas à se projeter dans un futur quel qu'il soit et ne sait donc ce qui l'attend. 
Elle ne s'apitoie pas sur son sort, elle considère les choses avec lucidité, froidement, malgré sa tempête intérieure. Elle a beau tourner les choses encore et encore dans sa tête elle peine à comprendre ce qui lui est arrivé et ne sait combien de temps il lui faudra pour s'en relever, pour retrouver un désir d'aller de l'avant.
Maintenant les larmes coulent. Elles jaillissent toutes seules et leur flot à elles aussi ne semble pas pouvoir s'arrêter. Elle pleure comme elle n'a jamais pleuré. De tout son corps, de toute son âme, de tout son cœur. Si au moins ces larmes pouvaient lui apporter un apaisement, mais plus elles coulent et plus elle a l'impression de sombrer.
L'épuisement finit par la rattraper, elle ferme les yeux, toujours secouée par les sanglots. La peine était trop forte, elle a pris un comprimé pour l'aider et le sommeil la cueille. C'est déjà le petit matin, il ne lui reste que quelques courtes heures à dormir et la journée qui l'attend s'annonce bien remplie.
Elle se réveille trois heures plus tard mais, étonnamment, elle parvient à se mettre en train sans trop de difficultés, et s'offre même le luxe d'aller à pied à son premier rendez-vous et d'arriver en avance.
Pendant ce temps elle en arrive à presque oublier le vertige qui l'habite.


jeudi 20 juillet 2017

Petites phrases

Composer une ou deux courtes phrases à partir des cinq mots suivants : souffle, cuiller, lapin, perruque, idée.

Souffle : c'est le nom qu'elle a donné à l'un de ses sensuels dessins, où deux corps s'enlacent, comme portés par le vent.


Une cuiller pour papa, une cuiller pour maman et une cuiller pour toi. Te souviens-tu de cette phrase destinée à te faire manger ce que tu n'aimais pas ?
Telle le lapin d'Alice, elle est toujours en retard, quelles que soient les précautions qu'elle prend pour partir à l'heure. Il paraît que cela vient d'une mauvaise évaluation du temps.
Ma grand-mère avait perdu ses cheveux à la suite d'une typhoïde et durant quelque temps avait  porté des perruques.
Il est temps que cela se termine, j'ai l'impression de ne plus avoir d'idées !

samedi 15 juillet 2017

Bordure rapportée – bord dentelle

  • Monter 6 mailles
  • Rang 1 (endroit) : 1 maille endroit, 2 mailles ensemble à l'endroit, 1 jeté, 2 mailles endroit, 2 jetés, 1 maille endroit (8 mailles)
  • Rang 2 : 2 mailles endroit, 1 maille endroit torse, 2 mailles ensemble à l'endroit, 1 jeté, 3 mailles endroit (8 mailles)
  • Rang 3 : 1 maille endroit, 2 mailles ensemble à l'endroit, 1 jeté, 5 mailles endroit (8 mailles)
  • Rang 4 : rabattre 2 mailles, 2 mailles ensemble à l'endroit, 1 jeté, 5 mailles endroit (6 mailles)
  • Répéter ces 4 rangs jusqu'à la longueur voulue