vendredi 30 novembre 2012

Petite série

À l'attention de deux mignonnes, pour leurs anniversaires. Très en retard pour l'une, dans les temps pour l'autre, juste avant les frimas pour les deux.
Chauffe-cœur Citronille et mitaines de la Salsa d'Amélie avec, pour touche personnelle, deux bordures rapportées en haut et en bas. Petits boutons anciens aux poignets pour indiquer par quel côté les enfiler, le tout photographié avec la luminosité que l'on sait ces temps-ci. Fil BB mérinos de Fonty.


Béret d'Aquarêve, pour changer, aux aiguilles n° 4, et mitaines tricotées à partir de celles de Faustine aux aiguilles n° 3 pour des menottes de cinq ans, avec des pouces, «pour qu'elle n'ait pas froid», dixit ma Demoiselle, et une terminaison en picots.  Fil BB mérinos de Fonty.


Je n'aurais jamais pensé oublier aussi rapidement la sensation procurée par le tricot dans ces tailles. J'ai craint tout du long de décevoir les jeunes destinataires de ces accessoires et que ceux-ci ne leur conviennent pas, dans tous les sens du terme, mais un mot de leur maman a su me rassurer…

mercredi 28 novembre 2012

L'enfant aux cheveux verts

Après la guerre du feu et la guerre des étoiles…

Ika et Leia n'ont qu'à bien se tenir !


… il y a la guerre aux poux (soupir, soupir et re-soupir). L'année semble faste et les traitements se suivent : un jour il n'y en a plus, et quarante-huit heures plus tard je récupère des poux adultes, ce qui signifie qu'il y a recontamination.
Tentative de prévention au henné neutre, cette fois-ci. On verra bien ce que ça donne…


En attendant, vive les bains de boue ! Etant donné la tignasse de la Demoiselle je ne sais même plus à combien de shampooings et rinçages elle a eu droit. Je sais juste qu'elle comme moi étions bien contentes que cela se termine. Au moins avait-elle la peau très douce, après ça… Je devrais en faire autant pour moi mais les bras me tombent rien qu'à la perspective du rinçage.

Edit : ça a marché… l'espace de quelques semaines. Les deux semaines suivantes les passages au peigne fin n'ont rien donné, j'ai donc baissé la garde. À peine un mois après ce traitement la Demoiselle m'a annoncé que la tête lui démangeait et j'ai retiré entre vingt et trente bestioles de sa chevelure.

lundi 26 novembre 2012

L'atelier qui cartonne

Fin mars 2011, Coopaname a quitté son siège historique, un trois-pièces plus sous-sol dont il aurait fallu repousser les murs, pour investir un plateau de plus de 500 m2. Les travaux d'aménagement ne sont toujours pas terminés mais on peut tout de même se faire une idée du futur aspect de ces nouveaux locaux. Les bureaux comptables et administratifs ont bien sûr été les premiers fonctionnels, ainsi  que les sanitaires et une cafétéria suffisamment spacieuse pour accueillir plusieurs dizaines de personnes.

Juste après le déménagement…

En chantier au cours de l'année écoulée, l'aménagement d'une vraie cuisine au sein de la cafétéria, d'une salle de réunion, d'une salle de formation et de vidéoconférence de soixante places, d'un grand espace de cotravail (100 m2), de l'accueil…
Etant donné la richesse et la diversité des savoir-faire des «coopanamiens» (près de six cents individus et autant de personnalités à ce jour !), c'est à eux que la scop s'adresse en priorité lorsqu'elle a des besoins spécifiques. Outre le travail que cela procure aux entrepreneurs concernés, cela permet également à ceux d'entre eux qui débutent de se rôder et aux plus anciens de partager leur expérience. C'est aussi l'occasion de passer de bons moments et de se sortir de l'isolement qui nous guette lorsque l'on travaille seul. (Prosélyte, moi ?)
Afin d'aménager son espace d'accueil, la mutuelle de travail souhaitait un présentoir pour les livres des éditions Repas. Elle a donc fait appel à l'une des créatrices des Eco-actions, qui a rejoint la coopérative il y a tout juste un an. Avec une dizaine d'entre nous, Isabelle a animé un atelier l'été dernier. Au programme, la réalisation de plusieurs modules qui, en s'empilant, allaient former une colonne.

Le premier terminé.

Le carton ondulé est composé d'une ou plusieurs «entretoises» (les cannelures) prises entre deux couvertures. Les cannelures ont un pouvoir amortisseur qui assure sa résistance. C'est le premier matériau d'emballage au monde, notamment pour le transport de marchandises. Ce matériau est naturel, fabriqué à partir des bois d'éclaircies, des cimes des arbres et des déchets des scieries dont on extrait la cellulose. Plus de 90 % du papier utilisé pour la production de ce type de carton sont issus du recyclage. Le carton double cannelure (6 mm ou 7 mm d'épaisseur) est l'élément de base de la réalisation de mobilier en carton. Il est à la fois résistant dans le sens vertical et souple dans le sens de la cannelure.
Pour créer la structure interne d'un meuble, on reproduit sa façade sur plusieurs plaques de carton que l'on assemblera à l'aide de traverses enchâssées à mi-bois. Cette structure interne est ensuite recouverte de carton pour donner au meuble sa forme finale.

Le sens de la cannelure est très important pour la construction de ces meubles.

La plaque doit être placée cannelures visibles sur le haut pour assurer toute sa résistance.

Le matériel à se procurer lorsque l'on débute ou pour des créations de petite envergure est assez basique : un tapis de coupe est idéal mais un grand calendrier cartonné fait tout aussi bien l'affaire, un crayon à papier bien taillé ou un feutre fin, une règle lourde, de préférence, ou métallique, une équerre, un bon cutter, du papier kraft gommé (en boutique d'encadrement) et une éponge imbibée d'eau, de la colle à maquette ou, mieux, un pistolet à colle avec ses bâtons, un carnet ou une feuille où noter ses cotes, un mètre à enrouleur et du… carton. Pour les finitions, une cale à poncer et du papier de verre de différents grains permettront de peaufiner les bords avant le kraftage, éventuellement des râpes à bois.
On pourra par la suite laisser le meuble brut ou le décorer (peinture, papier peint, papier népalais, etc.). Il est dans tous les cas conseillé de le vitrifier. La vitrification imperméabilise et solidifie le meuble. Papier ou peinture devront être recouverts de deux ou trois couches de vitrifiant à base d'eau (cf. pictogramme robinet sur le pot) pour parquet. Attention à ne pas prendre un vitrificateur teinté. Différentes finitions existent ; éviter le brillant qui fait ressortir les moindres défauts.
Le carton présente un côté plus lisse que l'autre, c'est celui que l'on privilégiera pour les façades des meubles. Il émousse rapidement les lames des cutters, penser à les changer/tailler régulièrement.

Et voilà le travail !



J'étais admirative depuis longtemps de ce que l'on peut faire à partir de vieux cartons mais n'avais jamais osé me lancer. Le mystère est un peu dévoilé maintenant…

P.-S. Quelques pas à pas , ou encore , parmi d'autres…
Explications rédigées à partir des indications orales et écrites d'Isabelle Delepierre-Revéret. Les deux premières photos ont été prélevées depuis le mur photos de la page Facebook de Coopaname, les autres ont été prises par mes soins.

mardi 20 novembre 2012

Calibrage

Il y a un décalage entre le chiffre affiché par l'outil Statistiques de Word et le nombre réel de caractères des textes concernés – chose fort ennuyeuse lorsqu'on est rémunéré sur la base du nombre de signes d'un texte.
Les détenteurs de Mac peuvent contourner ce problème qui les pénalise grâce à un utilitaire appelé Word Counter. Je n'ai pas encore eu à l'employer mais il paraît très bien pour les textes courts comme pour les plus longs : il vient de me dénombrer sans problème 661 435 signes, espaces comprises (en typographie les espaces sont féminines et sont prises en compte, carqueseraituntextesansespaces, n'en déplaise à certaine maison d'édition – qui ne l'a finalement pas emporté aux prud'hommes), soit un texte de plusieurs centaines de pages. En revanche il ne tient pas compte des notes de bas de page et il faut donc, dans ce cas, les copie-coller à la suite du texte et redemander le calcul du nombre de caractères…
Du temps de mon premier ordi, un iMac myrtille basique qui tournait sous OS9, j'utilisais un utilitaire qui s'appelait Calibre. Je ne sais pas s'il existe encore. On trouve toujours une application qui porte ce nom mais qui n'a rien à voir avec le logiciel que j'ai utilisé durant une grosse dizaine d'années, et d'ont j'aimerais bien savoir ce qu'il est devenu…
Je n'ai pas trouvé d'équivalent pour les PC (mais je n'ai probablement pas cherché suffisamment longtemps) et, de ce que j'ai pu en constater, les sites qui proposent un tel comptage en ligne ne sont pas fiables.

jeudi 15 novembre 2012

Le Récit de Gilgamesh




Je serais curieuse de savoir si la personne qui a eu l'idée de mettre Le Récit de Gilgamesh au programme de français des classes de sixième a des enfants ou, au moins, les connaît… Ce texte est également évoqué au programme d'histoire : il fait l'objet d'un passage dans le manuel et si je trouve chouette que l'on fasse concorder les programmes de plusieurs matières (je n'ai pas souvenir de cela, «de mon temps»), il n'en reste pas moins que les loupiots ne sont pas en mesure d'en évaluer l'importance, il n'a pas été écrit à l'intention d'un lectorat de leur âge – même si on sait que certains voient des choses qui ne leur sont absolument pas adaptées (un instit m'avait raconté  que certains petitous de 6 ans avaient déjà vu des films pornos, sans parler de ce qu'affichent les façades des marchands de journaux).
Quelle est la marge de manœuvre des enseignants ? Peuvent-ils, tout en restant dans les clous, choisir un ouvrage plutôt qu'un autre ? Si oui, pourquoi prendre celui-là ? À imposer aux enfants des lectures qui ne leur sont pas adaptées ne risque-t-on pas de les dégouter de la lecture en général ou même de leur ôter toute envie de découvrir des choses par ce biais ?
Si la présentation de l'éditeur n'est pas fausse elle est cependant bien gentillette, pour ne pas dire édulcorée, concernant certains passages.
La Demoiselle l'a eu à lire et à résumer, tablette par tablette, durant les dernières vacances. Autant dire qu'elle ne s'est pas vraiment détendue. Et comme elle a détesté, elle a fait traîner les choses en longueur… J'ai demandé autour de moi comment s'étaient déroulées les vacances, avec ce livre, et les réponses obtenues allaient toutes dans ce sens.
Lundi la prof s'est assurée que les résumés avaient bien été rédigés mais n'a pas relevé les copies (et étant donné la longueur du devoir demandé, relire vingt-cinq fois  la même chose plus ou moins bien écrite… je ne lui jette pas complètement la pierre, d'où ma question concernant le choix des ouvrages). Ils ont oralement résumé les différentes tablettes et elle en a profité pour leur préciser des choses durant ce cours et le suivant (soit deux heures), et puis c'est tout. Du moins pour l'instant. Ils sont déjà passés à autre chose, en l'occurrence l'Ancien Testament et le Coran. Peut-être compareront-ils plus tard certaines légendes et techniques narratives ? En attendant, la Demoiselle en avait un peu gros sur la patate : «J'aurais aussi bien pu écrire n'importe quoi…», a-t-elle dit.
Mon mauvais esprit se demande si c'est une façon de préparer les enfants à ce qui les attend plus tard, en tant qu'adultes, vous savez, quand on se décarcasse pour pas grand-chose à l'arrivée…

Le Récit de Gilgamesh
Coll. «Classiques abrégés»
L'École des loisirs

Je précise, s'il le faut, que je ne cherche pas à charger la prof, je me pose réellement ces questions. Après tout, en tant que parent, je fais aussi mon entrée en sixième…

mardi 13 novembre 2012

Protège-cahier

Pour une couverture doublée simple, c'est-à-dire pas réversible, on taillera un premier rectangle de tissu aux proportions du cahier en incluant les rabats, plus 1,5 cm ou 2 cm de chaque côté pour la marge de couture, et un deuxième n'incluant pas les rabats avec, toujours, ladite marge.

Notez le magnifique agenda, parfait pour mon emploi du temps de ministre… 


Sur le tissu extérieur on marque le pli du milieu et des rabats à l'aide d'un fer à repasser ou, concernant ces derniers, en tirant un fil de la trame (pour coudre droit). On les rabat (ha, ha) endroit contre endroit (de manière que l'endroit se trouve à l'intérieur de l'espèce de fenêtre ainsi formée ; derrière les volets, en quelque sorte). On les ourle ou on les borde de biais. Pour en faciliter la pose on le pliera en deux avant de le repasser et de le bâtir sur les rabats.


On positionne la doublure, toujours endroit contre endroit, le cas échéant. Retourner le rectangle de sorte que cette dernière repose sur le plan de travail, puis déplier le tissu extérieur en maintenant la partie dévolue au rabat sur la doublure. Epingler les deux tissus, puis coudre sur la marque du pli.


Repositionner le tissu extérieur par-dessus, replier le deuxième rabat vers l'intérieur, de façon à former un tube. Epingler le deuxième rabat depuis l'intérieur puis le coudre, également depuis l'intérieur.


Retourner l'ouvrage à l'envers puis en épingler le haut et le bas en prenant soin de maintenir les rabats. Coudre le haut, positionner le cahier pour s'assurer de l'emplacement des coutures du bas.


Coudre le bas sans oublier de laisser une ouverture pour le retourner. Tailler les angles en biais, supprimer le surplus de tissu. Retourner, s'assurer que les angles sont bien marqués, fermer l'ouverture à petits points invisibles, laver si vous avez bien sué dessus, repasser, et hop ! c'est parti…


Un peu plus complexe à réaliser que le modèle précédent, il n'est pas révolutionnaire pour autant mais, tout comme lui, limite le nombre de pièces à tailler, permet de se passer d'un mètre de couturière et de noter toutes les dimensions. N'hésitez pas à poser des questions si j'ai manqué de clarté…



Pas d'utilisation commerciale, merci. 

dimanche 11 novembre 2012

Ne pas oublier

Ceux qui n'en sont jamais revenus, ceux qui en sont revenus les membres arrachés, la gueule cassée ou les poumons en lambeaux, alors qu'aujourd'hui il ne reste plus de témoins directs de ces horreurs et que peu à peu disparaissent ceux des suivantes.


Comme beaucoup, je crois, j'ai longtemps cru que La Butte rouge était un chant communard, mais la butte dont il est question n'est pas celle de Montmartre, il s'agit de celle de Bapeaume.
Et puis, bien sûr, Craonne…

vendredi 9 novembre 2012

Poêlée de légumes d'automne



Une recette découverte l'an passé chez la Belle au blé dormant, avec du riz basmati à la place des crozets. Ça marche aussi avec une cuillerée à soupe de crème fraîche si l'on n'a pas de crème végétale. Je ne m'en lasse pas… et mes loulous semblent bien l'aimer aussi. Il n'y a jamais eu de restes jusqu'ici.

mercredi 7 novembre 2012

mardi 6 novembre 2012

Il est encore temps de signer…

J'avais bien vu passer des appels à signer cette pétition mais longtemps j'ai cru qu'il s'agissait d'un canular, ou que cela concernait plutôt les géants de l'agroalimentaire qui devraient ôter toute allégation thérapeutique à leurs produits, ce qui n'était pas pour me déplaire. Il faut dire que ça n'était pas vraiment relayé par les sites d'information, et une recherche à partir du numéro de ce règlement suivie du mot «hoax» ne donnait pas non plus de démenti convaincant.
Mais ce n'est pas un canular : le petit laboratoire auprès duquel depuis des années nous nous procurions nombre de compléments alimentaires, baumes, lotions et autres élixirs naturels a été contraint de cesser son activité à la suite d'une plainte pour exercice illégal de la médecine car, sauf à pouvoir se financer les études cliniques les prouvant, il est désormais interdit de proposer ce type de produits en expliquant leurs vertus thérapeutiques…
Un nouveau coup de BigPharma qui voit d'un mauvais œil ce marché qui ne passe pas par elle ? Encore une tentative de faire entrer tout le monde dans le même moule ? Combien de chômeurs supplémentaires, «grâce» à ce règlement ?

Je suis cependant étonnée qu'à ce propos le texte de la pétition mentionne le règlement européen 1924/2006, quand la directive 2004/24 semble mieux correspondre à la situation. L'une est-elle à l'origine de l'autre ?
Pour tenter de comprendre un peu mieux les enjeux de ce qui se trame, on peut lire l'enquête menée par Basta ! il y a maintenant plus d'un an…
***
Par Sophie Chapelle (20 avril 2011)
Branle-bas de combat chez les industriels de la phytothérapie et des compléments alimentaires. Une directive européenne prévoit de limiter, dès le 30 avril, l’utilisation d’un grand nombre de plantes médicinales. Cette nouvelle législation va aussi pénaliser les petits acteurs du secteur de l’herboristerie et plus largement les médecines traditionnelles. Enquête.
Va t-on assister à l’interdiction prochaine des plantes médicinales dans l’Union européenne ? Aux origines de cette interrogation, une pétition lancée sur le Net par le « Collectif pour la défense de la médecine naturelle » qui dénonce l’application en France, à partir du 30 avril prochain, d’une directive européenne de 2004 qui rendrait illégale l’utilisation des plantes médicinales. La suite de l'article se lit
***
Si j'avais lu cet article au moment de sa parution j'attendais d'en savoir plus. Je pensais naïvement que ça finirait par faire du bruit, que les premiers visés se défendraient de façon plus visible, plus claire, et qu'ils seraient relayés par la presse… Ça n'a  pas été le cas et ce n'est visiblement pas gagné.

vendredi 2 novembre 2012

Les Orangers de Versailles (trilogie), Annie Pietri

Le hasard a fait qu'après avoir lu Complot à Versailles et La Dame aux élixirs la Demoiselle a étudié Les Orangers de Versailles en classe, l'année dernière, dont l'histoire se déroule à la même période.
Rendez-vous pour connaître l'histoire et savoir ce qu'elle en avait pensé à l'époque…
Ce livre, bien qu'étudié jusqu'en 4e ou 3e d'après ce que j'ai pu lire, s'adresse à mon sens à un lectorat plus jeune ou moins mûr que celui de la trilogie d'Annie Jay. Il est suivi de deux autres volumes, intitulés Parfum de meurtre et Pour le cœur du roi, aux couvertures également signées Nathalie Novi, que nous avons empruntés à la bibli dans la foulée de notre visite versaillaise et avant notre départ à la campagne.
Nous avons tous trois lu cette trilogie, et j'aime beaucoup quand nous partageons nos lectures…

Parfum de meurtre
Marion a grandi. Elle a quitté le service de la marquise de Montespan en devenant la parfumeuse attitrée de la reine Marie-Thérèse, rendant la Montespan folle de rage, d'autant que le roi s'éloigne toujours plus d'elle à la faveur d'Angélique de Fontanges. La marquise décide d'en appeler de nouveau aux services de la Voisin dans l'espoir de ramener vers elle son amant et la charge de se débarrasser de Marion pour éviter que, grâce à son «nez», celle-ci contrecarre son plan. Mais la Voisin a une autre idée en tête…
Ça se lit très vite, et j'avoue avoir trouvé ce volume un brin inconsistant (mais c'est ma vision d'adulte, la Demoiselle a pour sa part bien aimé). L'intrigue rappelle celle de La Dame aux élixirs, qu'elle m'a en revanche donné envie de relire.

Pour le cœur du roi
Ne pas se fier au titre qui fleure le roman à l'eau de rose, le cœur dont il s'agit est celui, embaumé, de Louis XIV. L'histoire débute cette fois en 1819, et la Révolution est encore bien présente dans les mémoires de ceux qui l'ont traversée. Au lendemain d'une terrible tempête, une jeune fille, Amélie Schunck, et son père, Philippe-Henry, un fervent royaliste, se rendent au château de Versailles afin d'en visiter le parc et constater les dégâts. Dans un cratère laissé par un arbre déraciné Amélie trouve un petit coffre de métal qui contient le journal intime de Marion, écrit près d'un siècle et demi plus tôt. Elle y mentionne l'existence d'un grimoire récupéré chez la Voisin qui explique l'art de l'embaumement et raconte la relation particulière qui la liait au Roi-Soleil et le souhait de ce dernier qu'elle s'occupe de l'embaumement de son cœur le moment venu.
Peu de temps après, M. Schunck fait l'acquisition des plaques ayant orné les urnes des cœurs de Louis XIII et Louis XIV. Dans la foulée, il trouve les cœurs eux-mêmes. Les cœurs momifiés étaient très prisés à l'époque par les artistes-peintres, qui les employaient comme pigments. C'est un peintre, justement, qui les lui donne (et la fiction de se mêler une nouvelle fois à la réalité). Seule une partie du cœur de Louis XIV a été utilisée. M. Schunck décide de restituer les cœurs royaux à leur descendant, Louis XVIII, mais, auparavant, souhaite faire réembaumer celui de Louis XIV.
À partir de là Amélie et son père remonteront le temps à la recherche des descendants de Marion et de la fameuse recette d'embaumement.

Les Orangers de Versailles, 
Parfum de meurtre, 
Pour le cœur du roi,
Annie Pietri
Bayard jeunesse