samedi 28 juillet 2012

À Marmottan – Berthe Morisot

La température ambiante étant devenue plus supportable j'ai filé hier au musée Marmottan, entraînant le Musicien avec moi.


J'ai manqué quelques expos ces temps-ci et je ne suis pas retournée au Louvre comme je l'avais projeté mais je tenais à voir celle consacrée à Berthe Morisot. Il ne fallait plus traîner : elle devait prendre fin le 1er juillet et avait déjà été prolongée jusqu'à ce dimanche (oui, c'est demain la fin. Qui a dit que j'ai tendance à visiter les expos au dernier moment ?).


C'était la première rétrospective consacrée à cette artiste depuis cinquante ans, réunissant cent cinquante pastels, fusains, peintures, aquarelles et sanguines prêtés par des musées internationaux et des collections privées – environ un tiers de son œuvre.
On peut imaginer ce qu'a été sa vie, le caractère qu'elle devait avoir, seule femme dans un milieu quasi exclusivement masculin en cette deuxième partie du XIXe siècle.



Des portraits qui donnent une meilleure idée de sa personnalité que nombre de ses fiches biographiques (en anglais) et . On peut trouver le dossier de presse, malheureusement peu illustré, , et une petite présentation visuelle des œuvres exposées chez Culturebox et, naturellement, sur le site du musée.
Quelque quatre-vingts œuvres de Berthe Morisot – sans oublier les autres grands noms de ce mouvement parmi lesquels Monet, bien sûr, Caillebotte, Renoir, Pissaro, Sisley – font partie de la collection permanente du musée. Membre à part entière des impressionnistes, elle fut leur collègue, leur amie, leur muse.

Marmottan est, avec Orsay (et l'Orangerie), le musée des impressionnistes : c'est là que se trouve la plus importante collection au monde des œuvres de Monet, parmi lesquelles Impression, soleil levant, qui a donné son nom aux peintres.


On regrettera juste que l'entente ne soit pas la meilleure entre l'Institut, dont dépend l'un, et la Rmn, dont dépendent les autres. Avec un nouveau directeur nommé au début de ce mois, à la suite du décès du précédent, peut-être les choses changeront-elles.
Le vaste sous-sol a longtemps abrité diverses variantes des nymphéas mais héberge maintenant les manifestations temporaires. Son fondateur admirant Napoléon, on trouve à Marmottan pas mal de toiles datant de la fin du XVIIIe siècle et du Ier En Pire Empire, ainsi que des sculptures et du mobilier. Nous emmenant encore plus loin dans le temps, une salle abrite au premier étage des enluminures d'inspiration religieuse réalisées entre les XIIIe et XVIe siècles. L'assemblage peut paraître hétéroclite au départ mais, finalement, toutes ces périodes ne se côtoient pas trop mal…

Musée Marmottan – Monet
2, rue Louis-Boilly
75016 Paris
Métro Ranelagh,
Rue de la Pompe ou La Muette


P.-S. Un téléfilm consacré à Berthe Morisot a été tourné au printemps dernier et devrait être diffusé l'an prochain.

Les Trois Inventeurs



Un petit bijou réalisé par Michel Ocelot en 1979, bien avant les célèbres Kirikou, Princes et Princesses ou Azur et Asmar
Attention, les plus petits peuvent être impressionnés par la fin…

mercredi 25 juillet 2012

Versailles – Rive-Gauche

Nous partirons un peu à la campagne, dans la (belle-)famille, le mois prochain. En attendant, nous avons décidé de jouer les touristes par chez nous, ce qui est plutôt plaisant. Nous projetions de nous rendre à Versailles mais n'avions pas encore arrêté de date. Le ciel étant avec nous, nous y sommes allés samedi, à l'improviste…

Enfin !

Je ne m'y étais jusqu'ici rendue qu'en semaine, au printemps et en hiver, périodes où l'accès est libre par la grille d'Honneur. Ce n'est pas le cas les mardis de fin mai à fin juin et les week-ends de haute saison, en raison des spectacles. La file d'attente étant quelque peu décourageante nous avons pris la tangente (on a été bien inspirés !) et sommes passés par la grille de la Chapelle, située en haut du parvis à droite du château, qui permet d'accéder au parc (mais pas aux jardins, payants) et au domaine de Marie-Antoinette.

La file d'attente commence en bas du parvis, arrive aux grilles pour redescendre et remonter une dernière fois avant d'arriver aux guichets d'entrée… Une prochaine fois on préparera notre visite…

Après une vingtaine de minutes de marche on franchit les portes du domaine. La ville semble bien éloignée…


Mais pas du tout…

… Au loin se profile la célèbre silhouette.


Notre promenade n'avait initialement pas du but précis sauf, peut-être, les châteaux de Trianon, la ferme de Marie-Antoinette ou le canal. Passant devant, nous décidons d'y entrer…

L'accès est payant depuis 2006.

Après tout, le canal n'est pas si loin, on pourra toujours aller l'admirer par la suite (pensa-t-elle naïvement).


Une fois franchis les murs du château, on se retrouve dans un charmant petit jardin clos, avant de commencer la visite.

© Alfred Teckel, du blog Nouvelle Feuille, qui propose un intéressant billet sur Trianon.

Louis XV fit bâtir ce petit palais pour madame de Pompadour mais celle-ci mourut avant son achèvement. C'est madame du Barry qui y vécut, avant que Louis XVI ne l'offrit à Marie-Antoinette. Malgré tout ce qui a été écrit à son propos je trouve difficile de se faire une idée précise de la personnalité de celle qui n'était peut-être simplement pas faite pour régner sur un pays. Elle investit ce lieu pour échapper au lourd protocole de la cour et bien séparer vie publique et vie privée. Elle en fit quelque chose de vraiment ravissant.

On parcourt les salles, meublées et décorées avec raffinement (le style Louis XVI annonce le style gustavien). L'accès de l'entresol et de l'attique est réservé aux visites guidées, nous n'avons pas tout vu…

Photo prélevée .

La salle des gardes, aux murs peints en trompe-l'œil et ornés de toiles de Johann Georg Weikert, représentant Marie-Antoinette et une partie de sa (grande) fratrie à l'occasion de spectacles donnés pour le second mariage de leur aîné, l'empereur Joseph II, en 1765. Il s'agit de copies de tableaux qu'elle aimait beaucoup et qu'elle avait demandées à sa mère, l'impératrice Marie-Thérèse. Elle les reçoit en 1778 et en dit : «Ils augmenteront bien le plaisir que j'ai quand je suis à Trianon.»

© Château de Versailles.

Cette calèche miniature, conçue pour le dauphin Louis-Charles (le futur Louis XVII), y a également été exposée durant un temps mais nous ne l'avons pas vue. Elle était tirée par une chèvre. Elle a été retrouvée en 1854 dans un commun du château de Saint-Cloud, et offerte par l'impératrice Eugénie à l'ambassadrice d'Autriche en 1862. Elle est revenue à Versailles en 2004 grâce à une donation.

© L'Internaute.

Le rez-de-chaussée est pourvu d'une salle multimédia qui propose une visite virtuelle du château.

© L'Internaute.
D'autres photos chez chateauversaillespassion.

Entre autres pièces, la salle de l'argenterie où sont conservés des outils de jardinage et accessoires de théâtre probablement utilisés par Marie-Antoinette, ainsi que deux buffets garnis de vestiges de ses services de porcelaine de Sèvres ornés de perles et de barbeaux (bleuets) et de quelques pièces d'argenterie. Une des proches de la reine (j'ai oublié laquelle) avait un service du même style, de sorte que les deux pouvaient se mélanger harmonieusement à table.

© Château de Versailles, Christian Milet.

L'escalier d'honneur, aux ferronneries ornées du chiffre de la reine. Il est situé dans le vestibule central et permet d'accéder d'un côté aux pièces de réception du premier étage et, de l'autre, par un autre escalier, à l'entresol et à l'attique. Ces ferronneries étaient son seul ornement.

Marie-Antoinette à la rose © Château de Versailles.

Dans l'antichambre on trouve ce célèbre portrait de Marie-Antoinette, peint par Elisabeth Vigée-Lebrun en 1783. Il remplace un premier tableau commandé par la reine à sa portraitiste, La Reine en robe de gaulle. Présenté au Salon de cette même année il fit scandale car il semblait inconcevable qu'une souveraine puisse se présenter aussi simplement vêtue.

La Reine en robe de gaulle © Schlossmuseum, Darmstadt.

Cette tenue était pourtant celle qu'elle portait à Trianon au quotidien. La reine avait fait exécuter ce portrait pour faire taire les accusations quant au coût de ses toilettes. Elle ne réussit qu'à se mettre encore plus à dos ses détracteurs.

Grande salle à manger du Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.

La grande salle à manger, dont les tableaux commandés par Louis XV évoquent les productions de la terre : La Chasse, par Jospeh-Marie Vien, La Moisson ou Cérès et le Triptolème, par Louis Jean-François Lagrenée, Le Triomphe d'Aphitrite ou la Pêche , par Gabriel-François Doyen, et La Vendange ou le Triomphe de Bacchus, par Noël Hallé. Le dessus des portes est agrémenté de sujets peints par Clément Belle (Vertumne et Pomone ; Vénus et Adonis) et Charles Monnet (Borée et Orythie ; Zéphir et Flore), dans l'inspiration des Métamorphoses d'Ovide.
Marie-Antoinette ne prisant guère les deux tableaux présentant des nus aurait voulu les remplacer par ceux que l'on trouve aujourd'hui dans la salle des gardes mais ne réussit pas à les imposer. Ils auraient brisé l'harmonie de la pièce.
Un dispositif de «tables volantes» avait également été commandé par Louis XV pour les grande et petite salles à manger. Ce dispositif, inventé par Loriot, devait leur permettre de monter toutes servies et de descendre au même signal, laissant l'escalier d'honneur dégagé. Il ne fut jamais installé mais on peut encore voir dans le parquet les différentes trappes aménagées à cet effet.


Le boudoir ou «cabinet aux glaces mouvantes» a été aménagé sur ordre de Marie-Antoinette en 1787 à l'emplacement de l'escalier qui permettait à Louis XV d'accéder à ses appartements privés. Les cloisons glissent verticalement grâce à un mécanisme, permettant de s'isoler et de renforcer l'intimité des occupants de la pièce.

Salon de compagnie du Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.

Le salon de compagnie précède les appartements de la reine et est la pièce principale de l'étage. Madame du Barry en avait fait son salon de réception, Marie-Antoinette le transforma en pièce de musique.

Chambre de la reine au Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.

Le plafond de la chambre de la reine a été abaissé pour permettre l'installation de l'entresol, où se situent la bibliothèque de Marie-Antoinette, la chambre de la dame d'honneur, celle de la première femme de chambre et la salle de bain. Une partie du mobilier d'origine a disparu et est remplacée par des meubles de facture et d'origine similaires. Les sièges, le lit de repos et ses tentures sont recouverts d'une étoffe brodée de roses et de bleuets, ses fleurs préférées.
Louis XVI a également eu ses appartements au Petit Trianon mais n'y a jamais dormi.

P.-S. Suite de la visite par-

mardi 24 juillet 2012

La Part des anges, de Ken Loach



Un Ken Loach où l'on rit et qui se termine plutôt bien… La part des anges, ce sont les quelque 2 % d'un alcool qui s'évaporent durant son vieillissement en fût.
Le film est sorti depuis un mois mais, pour mémoire, le synopsis : à Glasgow, Robbie, tout jeune père de famille, a bien du mal à se débarrasser de son passé de délinquant. Il croise la route de Rhino, Albert et la jeune Mo lorsque, comme eux, il échappe de justesse à la prison, mais écope d'une peine de travaux d'intérêt général. Henri, leur éducateur, devient alors leur nouveau mentor en les initiant secrètement… à l’art du whisky ! De distilleries en séances de dégustation huppées, Robbie se découvre un réel talent de dégustateur, bientôt capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles, les plus chères. Avec ses trois compères, Robbie va-t-il se contenter de transformer ce don en arnaque – une étape de plus dans sa vie de petits délits et de violence ? Ou un avenir nouveau, plein de promesses ?
Quelques extraits :


lundi 23 juillet 2012

Je ne suis pas (encore) partie et je bats toujours de l'aile… Simplement les jours qui vont, qui filent. J'ai préparé plusieurs billets mais aucun que je puisse publier pour l'instant parce qu'il leur manque qui une photo, qui une dernière vérification avant publication, qui quelques points de couture ou, simplement, que je mette mon idée en œuvre.
À bientôt…

samedi 14 juillet 2012

Étrange monde, tout de même, où certains esprits se sont échauffés quand Eva Joly a proposé de transformer une parade militaire en parade citoyenne, mais où on n'entend pas plus de protestations que cela concernant l'ouverture des magasins en ce jour de fête nat…

vendredi 13 juillet 2012

Raïta

Pour 4 personnes
- 1 litre de yaourt
- 100 g de carottes
- 100 g de concombres
- 1 tomate
- 1 cuillère à café de sel
- 1 demie càc  de sucre
- 1 demie càc de poivre
- 1 càc de garam massala ou, à défaut, cumin en poudre
Nettoyer les carottes et les râper. Émincer les concombres très finement. Couper les tomates en dés le plus finement possible. Égoutter en pressant bien les légumes pour éliminer un maximum d’eau. Remuer le yaourt. Assaisonner. Mélanger tous les ingrédients. Servir frais.

Garam massala : mélange d'épices du nord de l'Inde qui peut se composer de cumin, coriandre, cardamome, poivre noir, clous de girofle, laurier, cannelle, on y trouve aussi du piment et de la muscade. Il en existe plusieurs compositions plus ou moins épicées qui peuvent comprendre jusqu'à dix épices.

mercredi 11 juillet 2012

Papageno



Lotte Reininger (1899-1981) fut une pionnière du cinéma d'animation, et plus particulièrement des films en silhouettes de papier découpé. Elle n'a que peu d'émules de nos jours, parmi lesquels Michel Ocelot…



dimanche 8 juillet 2012

Le dernier jour

Premier tricot mené à terme par la Demoiselle et protège-agenda d'après les explications d'Albine de Flore, pour une maîtresse qui aime le rouge, le gris, le noir et le bleu marine, et qui fera sa rentrée ailleurs en septembre prochain.

Laines Fonty BB mérinos, tricotées en double aux aiguilles n° 6 ; lin noir 
de chez Coco la girafe. Le Liberty de l'appliqué a été découpé dans du biais 
aplati au fer et trouvé chez Envies de broderies, cordons de récup.

Lin issu de mon trésor de glaneuse.

J'en avais cousu une à la main, faute de machine, pour les crayons de couleur de la Demoiselle lors de sa rentrée au CE2. À l'époque, déjà, le modèle avait plu à celle qui n'était pas encore sa maîtresse. Je ne pouvais faire autrement que de lui en préparer une, toujours d'après Albine de Flore

vendredi 6 juillet 2012

Gougères bourguignonnes

Pour six
- 75 g de beurre salé
- 1,5 verre d'eau
- 1,5 verre de farine
- 3 œufs
- 150 g de gruyère râpé

Dans une marmite, faire chauffer un verre et demi d'eau avec le beurre en morceaux. Retirer la marmite du feu dès qu'il est fondu. Y jeter la farine d'un seul coup. Mélanger, reporter sur le feu. Remuer énergiquement à l'aide d'une cuiller en bois jusqu'à ce que la pâte n'adhère plus ni à la cuiller ni à la casserole. Hors du feu, ajouter les œufs en battant la pâte énergiquement à la cuiller en bois et y incorporer le râpé.
Façonner une grande boule de pâte – ou plein de petites – et les disposer dans un plat beurré. Enfourner à 180° (th 6/7) et baisser le thermostat à 150° (5/6) à mi-cuisson. Durée totale de la cuisson : 45 min. Servir chaud. Il n'y a généralement pas de restes…

Adaptation d'une des fameuses Recettes faciles de Françoise Bernard
Une table de conversion des températures chez Marmiton.

Préparée par la Demoiselle, qui s'en est fait une spécialité…

mercredi 4 juillet 2012

Le retour d'Albertine

Je la voulais au départ pour remplacer la première, et l'offrir à l'amie de toujours de ma Demoiselle. Mais je ne suis pas très rapide et entre les cavalcades collégiennes et des rendez-vous dentaires à l'autre bout de la ville pour cause de préado avec phobie du dentiste et véritables crises de panique (d'où besoin d'en trouver un[e] pratiquant la sédation consciente – encore une épopée…), je n'ai pas pu la finir à temps. Je ne sais pas encore qu'en faire : l'offrir à l'occasion à sa destinataire initiale, la laisser à mon  mannequin préféré ou la réserver pour un autre cadeau d'anniversaire (et, pour le coup, avoir une coudée d'avance) ?

Cotonnade trouvée chez Patetlao – étonnant, non ?

J'ai comme prévu utilisé les manches de la taille supérieure à celle du corps mais le problème de décalage persiste. J'ai donc assemblé les manches à l'échancrure de la robe en poursuivant la parallèle puis coupé le surplus de tissu (pas sûre que cette explication soit bien claire…).

lundi 2 juillet 2012

Moments précieux

Dans une autre vie j'avais régulièrement droit, le soir, à des petits concerts privés, véritables moments privilégiés. Lorsque la Demoiselle s'est annoncée le Musicien et moi ne vivions pas encore ensemble et le piano était chez lui. L'année qui a suivi sa naissance j'ai perdu mes moments musicaux, puis nous avons emménagé dans notre appartement actuel. Au début l'Homme était encore là certains soirs mais, au fil du temps, il l'a de moins en moins été. Il est maintenant absent tous les soirs de la semaine et le samedi toute la journée, jusque parfois assez tard (il nous reste heureusement les vacances scolaires…).



Je vois ces moments musicaux revenir avec délices…