jeudi 26 avril 2012

Question de valeurs

Ça ne vous rappelle rien ?


Et de là à là,


il n'y a qu'un pas…
(Merci à l'inconnu qui a eu l'idée de ce détournement !)


Je préfère nettement cette posture-là.
(Vous allez finir par croire que je n'écoute que des vieilleries:-)

Ça peut pas faire de mal - 3



Ce soir encore, cinq petites minutes

mardi 24 avril 2012

J'veux du soleil !



Edwige crée des trucs chouettes

Pour ceux qui ne la connaissent pas, Edwige crée des trucs à partir d'étoffes anciennes ou de récupe. La dame est facétieuse et propose parfois de gagner un de ses fameux « trucs ».


Ainsi de ce sac, pour lequel elle tirera une gagnante au sort le 5 mai prochain… 
(Mon esprit subversif me souffle : « De quoi bien démarrer le prochain quinquennat ! »:-)

lundi 23 avril 2012

Pour faire le portrait d'un oiseau



J'aime quand les poèmes sont racontés comme des histoires et pas simplement déclamés… Un peu de douceur dans ce monde de brutes?

dimanche 22 avril 2012

Résidents de la République



Avec Celle-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom à près de 20 % des suffrages, rien n'est gagné.


Évitons ça le 6 mai…

Bon vote !



En croisant les doigts pour que dès ce soir les paroles de cette chanson ne soient plus que le mauvais souvenir de ces dernières mauvaises années…
Merci Cécile pour la découverte !

vendredi 20 avril 2012

Tirer les conséquences…



S'il n'avait tenu qu'à moi jamais ce personnage n'aurait décroché le poste (mais je ne vous révèle rien, s'pas ?). À supposer que j'aie accepté de lui laisser sa chance il n'aurait pas passé la période d'essai. Un renouvèlement de son contrat à durée déterminée ne m'est donc même pas envisageable…

Six cents (autres) raisons de ne pas voter Sarkozy

jeudi 19 avril 2012

Gentil, joli coquelicot

Trois mots que je chantonnais à ma Demoiselle quand elle était encore toute petite, entre la comptine et le coquelicot de Mouloudji, quand chaque jour voyait de nouveaux mots éclore à ses lèvres. Elle aimait bien tenter de le prononcer mais à 18 ou 20 mois «coquelicot» est plutôt ardu à dire (alors que, étrangement, «miroir» ou «voiture» n'ont jamais posé de problème)…
Pour réveiller sa robe bleue, j'ai commencé par orner le col d'un bout de biais au célèbre motif de fleurs de cerisier mais cela n'a pas suffi.


J'ai baguenaudé sur la Toile à la recherche de branches de cerisiers à reproduire mais n'ai rien trouvé de convaincant. J'ai alors orienté mes recherches vers les coquelicots et j'ai sorti mes fils colorés. J'ai bien songé à un décor en appliqués mais je crois que j'attendrai de me sentir plus sûre de moi pour me lancer dans un ouvrage de cette ampleur à la machine, de surcroît sur un vêtement déjà cousu.


Pour éviter l’effet montgolfière j’ai ajouté des liens de chaque côté, qu’elle nouera dans le dos. J’espère que le résultat ne fera pas trop petite fille modèle sur elle.


Le bilan d'un grand président





C'est grâce à l'ami JR et à ses regards sur le monde que j'ai eu connaissance de ces films. Mais, après visionnage, j'étais bien en peine de vous en choisir un. Pour les voir tous, c'est par là

mercredi 18 avril 2012

Feuilletés poireau-carotte (ou carotte-poireau, c’est comme on préfère !)

Pour 4 personnes
- 1 pâte feuilletée ou, à défaut, brisée,
- 1 poireau,
- 1 carotte,
- 2 oignons,
- 10 cl de crème fraîche,
- environ 100 g de râpé,
- 1 jaune d'œuf ou un peu de lait.
Couper les poireaux en lamelles et les carottes en petits dés et les précuire. Préparer une poêle avec du beurre et faire revenir les oignons. Égoutter les légumes et les ajouter à la poêle. Les laisser cuire environ 15 minutes en remuant régulièrement. À la fin de la cuisson, ajouter la crème fraîche et le gruyère.
Couper la pâte en quatre parties égales. Répartir les légumes sur la moitié de chacune des portions. Les fermer. Avec un pinceau, appliquer du jaune d'œuf ou du lait sur chacune d’elles de manière que les feuilletés dorent à la cuisson. Enfourner à 200°. Servir. Se régaler…

On peut aussi se dispenser de portionner la pâte feuilletée.

mardi 17 avril 2012

Toujours actuel


Créer, c'est résister ; résister, c'est créer.

Comme la mémoire est étrange, parfois : j'étais persuadée que l'on voyait aussi Lucie dans ce film réalisé en 2004, pour le soixantième anniversaire du programme du Conseil national de la résistance. Lucie, toujours associée à Raymond…

dimanche 15 avril 2012

Raymond Aubrac, 1914-2012

Jusqu'au bout Raymond Aubrac se sera battu pour ce qu'il croyait juste. Le texte qui suit date de moins d'un an.
***
« Depuis bientôt un an, les plus hautes autorités de l’Etat s’acharnent à dresser les citoyens les uns contre les autres. Elles ont successivement jeté à la vindicte publique les Roms et les gens du voyage, les Français d’origine étrangère, les habitants des quartiers populaires, les chômeurs et précaires qualifiés d’“assistés”... Elles ont ressorti le vieux mensonge d’une immigration délinquante, elles pratiquent la politique de la peur et de la stigmatisation.
Nous avons manifesté le 4 septembre 2010, dans toute la France, contre ce dévoiement de la République. Aujourd’hui, chacun mesure la terrible responsabilité de ceux qui ont donné un label de respectabilité aux idées d’extrême droite, à la xénophobie, à la haine et au rejet de l’autre. De dérapages verbaux en pseudo-débats, de crispations identitaires en reculs sociaux, la voie a été grande ouverte à une crise démocratique encore plus grave que celle du 21 avril 2002.
Parce que nous sommes attachés aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, nous ne supportons plus que la République soit ainsi défigurée, la laïcité instrumentalisée au service de la stigmatisation de millions de nos concitoyens, la xénophobie banalisée dans les propos de ministres et de députés qui prétendent parler en notre nom à tous. Nous refusons que la peur soit utilisée pour faire reculer nos libertés, que les inégalités soient encouragées par l’injustice fiscale, le recul des droits sociaux et la démolition des services publics.
Nous refusons cette République défigurée ; celle que nous voulons, c’est la République “laïque, démocratique et sociale” que proclame notre Constitution ; celle du 14 juillet 1789, du Rassemblement populaire de 1936, celle enfin du Conseil national de la Résistance. Celle qui s’attache inlassablement à garantir à tous l’égalité en dignité et en droits, l’égale liberté, l’égal respect de la part de ceux qui les gouvernent.
C’est pourquoi nous lançons un appel solennel au rassemblement de toutes et tous, à la mobilisation des consciences pour le retour de cette République que nous voulons plus que jamais libre, égale et fraternelle.
Deux cent vingt-deuxième anniversaire de la prise de la Bastille, ce 14 Juillet est le dernier avant l’échéance présidentielle de 2012. Sachons nous en saisir, nous rassembler pour fêter la République de la meilleure manière qui soit : en appelant nos concitoyennes et concitoyens à faire respecter ses valeurs, aujourd’hui et demain. »
 ***
Demain lundi 16 avril, à partir de 9h00, un hommage que sa famille a souhaité public et populaire lui sera rendu aux Invalides. 

Raymond Aubrac, les années de guerre.

Autres codes et marches typo

Il faut bien dire ce qui est, lorsqu'il s'agit de connaître les codes typo étrangers les différentes sources dont on dispose ici ne donnent que de maigres informations. Je ne sais pas comment cela se passe maintenant mais les cours que l'on recevait il y a encore douze ou quinze ans n'en disaient guère plus. On a beau scruter les textes en anglais, par exemple, il n'est pas évident de comprendre les façons de procéder.
Le Chicago Manual of Style est une référence concernant les textes non journalistiques en anglais américain. Sa version en ligne est payante (et la version papier assez chère) mais on peut souscrire à une version d'essai gratuite pendant un mois.
Pour les documents officiels américains on pourra se référer à l'US Government printing office style manual, qui est gratuit de surcroît.
L'Union européenne propose également un guide gratuit en ligne, disponible en vingt-trois langues parlées au sein de l'Union, et on trouvera ici celui du Guardian.
Pour l'équivalent américain de l'article français de (saint) Wikipedia concernant les codes typo, c'est ici  que ça se passe.
Je compléterai volontiers ce texte si vous me donnez d'autres références, quelle que soit la langue concernée.

Mise à jour : l'Infothèque répertorie les principales différences typographiques entre le français et l'anglais.

vendredi 13 avril 2012

2012, année de l'autisme

Courrier envoyé le 11 avril à l'Elysée par Madame Plouf. Je relaie, les petits ruisseaux formant les grandes rivières…
***
Le 10 avril 2012
Monsieur le Président de la République,
 
En 2012, l'autisme est « grande cause nationale ». Nous souhaitons donc vous faire part de notre expérience concrète en la matière, loin de toute législation théorique et effets de manches stériles des débats électoraux. Il nous semble en effet que les ambitions affichées il y a 5 ans, lors de la précédente campagne électorale, sont loin d'avoir eu les répercussions concrètes espérées.
 
Notre lettre a pour objectif de clairement vous montrer :
  • les diverses carences majeures rencontrées dans la prise en charge et les suivis liés à l'autisme, tant au niveau des soins médicaux, comportementaux et cognitifs qu'à l'échelle de l'Education Nationale ; carences qui obligent à effectuer ces prises en charge nous-mêmes à titre individuel,
  • la situation financière dramatique qui en découle, et les dysfonctionnements administratifs répétés qui l'aggravent régulièrement. Situation qui motive aujourd'hui ce courrier.
Notre fils de 12 ans est atteint d'un syndrome d'Asperger, forme d'autisme dite « de haut niveau » (c'est-à-dire sans déficience intellectuelle et, de fait, il est également un « enfant précoce »). Son diagnostic a dû être posé à Paris, puisqu'il n'existait pas, il y a 5 ans lors de son diagnostic tardif après une errance de plusieurs années, de professionnel qualifié dans notre région (la Basse-Normandie).
 
Tout d'abord, concernant la scolarisation, la loi de 2005 sur l'intégration de tous les handicaps n'a tout simplement pas été applicable dans la réalité pour son cas.
En 2008, lors de son entrée en 6ème avec deux années scolaires d'avance, notre fils a été harcelé, maltraité par d'autres enfants, dans l'indifférence des adultes responsables qui n'ont pas jugé utile de répondre à nos demandes (y compris écrites) d'intervention pour faire cesser ce harcèlement, qui a parfois mis sa sécurité en danger. Notre fils en a été gravement traumatisé, et nous avons dû le scolariser à domicile en urgence dès le mois d'octobre, puis le mettre sous neuroleptiques durant un an tant son traumatisme sévère entraînait de désordres psychologiques et de violence. Une tentative de rescolarisation l'année suivante s'est soldée rapidement par un échec, aucune adaptation n'ayant été mise en place et n'étant prévue malgré nos demandes. Les personnels de l'Education Nationale ont reconnu eux-mêmes n'avoir « rien à proposer » à notre fils en matière de scolarisation, malgré quelques bonnes volontés individuelles. Il était pourtant inscrit dans l'établissement le plus à même, dans tous l'ouest français, de le recevoir...
Depuis, il est donc instruit en famille, ainsi que la loi le permet (art.L131-2 du code de l'éducation), même si ça n'était ni notre choix ni le sien. L'expérience montre qu'en l'état actuel du système scolaire, ce mode d'instruction est effectivement, de fait, le plus adapté et le plus efficace, tant socialement qu'académiquement.
 
 
Par ailleurs, nous avons essayé de trouver des professionnels susceptibles de le suivre et de nous aider à le faire progresser, et en avons trouvé dans un premier temps, en libéral et dans un CRA (Centre Ressources Autisme). Malheureusement, aujourd'hui nos moyens ne nous permettent plus de faire appel aux professionnels libéraux, et l'équipe du CRA intervenant à l'époque est entièrement partie.
Outre qu'il faut de nombreux appels et énormément de patience pour obtenir un rendez-vous dans un centre pris en charge par l'Etat, nous nous sommes rendu compte qu'il était inutile ensuite de compter sur leur présence : promesses de rappel jamais tenues, même après relance(s)1 auprès du CRA ; après rendez-vous finalement obtenu, promesses d'aide ponctuelle sur tel ou tel point précis jamais tenues non plus ; refus de suivi plus régulier ; inadéquation des prises en charge proposées au CMPP, etc.
Il n'a donc plus aucun suivi depuis maintenant deux ans. Nous devons assurer seuls son instruction et ses progrès, nous former comme nous le pouvons de notre propre chef, avec l'aide d'associations privées, etc.
 
Une autre de nos enfants est « suspectée » d'autisme de haut niveau. La tentative récente de scolarisation a été, pour elle également, un échec. Afin d'obtenir un diagnostic, nous avons, il y a quelques mois, contacté le CRA local (Caen), qui a refusé de la recevoir en raison de son trop jeune âge (4 ans ½) et nous a orientés vers un autre centre de dépistage, qui ne la recevra pas non plus puisqu'il est réservé aux 0-3 ans.
 
 
Les conséquences pratiques de cet état de fait sont, avant tout, des situations personnelle, professionnelle et financière dramatiques.
En 2008, mon mari a arrêté de travailler pour consacrer son temps à notre fils, qui nécessitait une présence constante et un accompagnement d'instruction incompatible avec un autre emploi à plein temps. En raison de cet arrêt, l'entreprise familiale a périclité, et n'a plus permis de nous procurer des revenus suffisants pour permettre à la famille (nous avons également deux autres enfants plus jeunes) d'en vivre.
En 2010, après deux ans à réussir à maintenir notre entreprise en activité malgré tout, j'ai été contrainte d'arrêter, moi aussi, de travailler. L'entreprise familiale, depuis, a été liquidée, pendant que mon époux cherchait (et cherche encore activement) un autre emploi, salarié.
 
Nous avons demandé une reconnaissance de handicap pour notre fils, que nous avons obtenue en 2008 rapidement et dans d'excellentes conditions auprès de la MDPH de Caen. Une AEEH (allocation d'éducation d'enfant handicapé) et son complément nous ont été accordés et se montent actuellement à 689,62 euros par mois. Ceci pour compenser la perte totale d'emploi (assortie d'une interdiction de toute autre activité, même à domicile, même à temps partiel) ET financer intégralement les soins nécessaires à un bon accompagnement de l'autisme.
Inutile de préciser que cette double ambition est incompatible avec de tels moyens...
 
N'ayant pas droit aux allocations chômage puisque nous étions travailleurs indépendants, nous avons vécu quelque temps grâce à nos économies. Quand celles-ci ont été épuisées, en septembre 2010, nous avons demandé un complément RSA, pour assurer le quotidien le temps de trouver un emploi pour mon époux.
Étrangement, l'AEEH, normalement destinée à l'accompagnement de l'enfant, a été traitée comme un revenu familial ordinaire lors du calcul d'un RSA2 !!! Ce RSA se monte donc à 553,37 euros par mois, après réévaluation à la hausse en février 2012, pour 5 personnes.
Soit, monsieur le Président, un total de 1693,63 euros de revenus totaux quand tout va bien, en comptant les allocations familiales et le complément familial. Très largement en-dessous du seuil de pauvreté défini par l'INSEE.
N'oublions pas qu'à l'origine de cette nécessité de se « faire assister » comme aiment à le répéter certains politiciens, il n'y a pas un choix de notre part, loin s'en faut, mais bel et bien le non respect de la loi par les services de l'Education Nationale, et l'obligation légale, pour nous, d'y pallier !! (art.L131-1 du code de l'éducation).
 
Nous nous trouvons actuellement dans une situation où monsieur, âgé de plus de 50 ans, doit trouver un emploi alors que son CV comporte un « trou » (pendant lequel il avait officiellement le statut d'aidant familial pour notre fils), rédhibitoire pour bien des employeurs. Les dépenses liées à la recherche d'emploi sont conséquentes pour un petit budget (à titre indicatif, plus de 200 euros dépensés en déplacements pour entretiens, etc., le mois dernier). Passons sous silence l' « aide » qu'apporte le Pôle Emploi, où un entretien dure moins de 5 minutes et consiste à constater la pénurie d'emploi...
 
Nos revenus sont donc totalement dépendants de l'administration, du bon vouloir du Conseil Général du Calvados, et de la vitesse de traitement des dossiers. Ce qui occasionne parfois des ruptures aux conséquences catastrophiques.
 
Ainsi, cet été, une lettre nous informait de l'accord de RSA pour mon mari jusqu'au 31 août 2012 en l'absence de changement de situation. Fin février dernier, une lettre m'informait de l'accord pour 12 mois du Conseil Général du Calvados pour continuer à percevoir le RSA me concernant.
 
Pourtant,
  • En novembre 2011, la CAF (caisse d'allocations familiales, qui verse le RSA) nous demande une attestation bancaire arrêtée au 31 décembre 2011.
  • Contactée en janvier 2012, notre banque nous informe que cette attestation ne sera disponible que fin février et nous fournit une attestation provisoire partielle.
  • Le 31 janvier, nous recevons de la CAF une nouvelle demande d'attestation bancaire au 31 décembre à fournir avant le 29 février.
  • Par lettre datée du 28 février (soit un jour avant l'expiration du délai), la CAF nous informe de la décision déjà prise du Conseil Général de suspendre le RSA immédiatement.
  • Entre temps (le 2 mars), nous avions envoyé les documents enfin reçus de la banque.
  • Le 8 mars, nous contactons par téléphone la CAF, on nous confirme alors la bonne réception du dernier volet manquant de l'attestation, et on nous assure que le RSA ne sera finalement pas interrompu.
  • Début avril, nous constatons que :
    • le RSA n'a pas été viré,
    • sur le site de la CAF, les documents envoyés le 2 mars, qu'on nous avait confirmé comme reçus le 8, sont notés « reçu le 20 ».
  • Contactée le 10 avril, la CAF nous renvoie vers le Conseil Général, à qui l'attestation a été transmise le 20 (soit environ 2 semaines après sa réception ! La CAF nous avait pourtant habitués jusque là à un service administratif particulièrement performant et humain).
  • Au Conseil Général, on nous répond qu'une commission va statuer, qu'il faut compter trois semaines à un mois d'attente. La personne contactée ajoute que nous avons des « placements »3, sous-entendant que nous n'avons donc pas besoin du RSA (qui nous a pourtant été attribué !), et que rien ne justifie de raccourcir les délais de traitement.
 
Nous voici donc désormais de nouveau avec un revenu exhaustif de 1140,27 euros mensuels pour 5 personnes (228 euros/personne), allocations familiales comprises.
Cette somme ne permet en aucun cas de vivre en mangeant à sa faim et en assurant les frais incompressibles légalement obligatoires ou humainement indispensables (assurances, électricité, eau, dépenses impératives de santé -qui n'incluent les soins ni dentaires ni ophtalmologiques, etc., auxquels nous avons renoncé bien qu'ayant tous, dans la famille, besoin de lunettes, par exemple). Autant dire que tous les soins et suivis nécessaires à une bonne prise en charge de l'autisme de notre fils ont été, eux aussi, malheureusement, depuis longtemps oubliés, tant la question quotidienne cruciale est de savoir comment réussir à nourrir et instruire nos enfants... Même l'essence (puisqu'il n'y a pas de transports collectifs là où nous habitons) pour se rendre à ces suivis ne serait, de toute façon, plus dans nos moyens !
 
 
Nous souhaitons donc, Monsieur le Président, par cette lettre, vous faire « toucher du doigt » la réalité concrète des conséquences d'un autisme pourtant réputé « léger » sur une famille dans notre pays aujourd'hui :
  • une carence manifeste des services de l'Etat concernant d'éventuelles prises en charge thérapeutiques appropriées, malgré une reconnaissance officielle de handicap (et nous tenons ici à bien souligner notre satisfaction des prestations et de la qualité relationnelle avec la MDPH locale),
  • une impossibilité apparente d'appliquer la loi d'intégration scolaire de 2005 dans les établissements publics et/ou sous contrat avec l'Education Nationale,
  • un empêchement d'utiliser l'AEEH aux fins spécifiques pour lesquelles elle a été prévue,
  • aucun appui logistique des services de l'Etat pour la recherche d'emploi,
  • des dysfonctionnements administratifs répétés4 entraînant de graves conséquences sur le budget familial de « survie »,
  • aucun recours concret d'aucune sorte pour faire face à cette situation ubuesque qui perdure et se renouvelle régulièrement.
 
 
Voilà, Monsieur le Président, le vrai visage de ce qui se passe pour les familles avec un enfant atteint d'autisme en France actuellement. Voilà la réalité concrète de l'usage que l'Etat nous contraint à faire d'une aide qui devrait être consacrée à l'enfant handicapé et uniquement à lui, pour lui permettre de progresser et d'aller vers une autonomie de vie. Voilà comment les services administratifs, concrètement, traitent les plus fragiles et ferment de fait les portes d'un avenir autonome, nous contraignant à pallier ces déficits. Voilà comment les familles sont livrées à elles-mêmes pour faire progresser leurs enfants malgré les obstacles administratifs et pécuniaires.
 
Pourtant, beaucoup de nos concitoyens imaginent encore que notre pays offre pléthore de structures adaptées aux enfants handicapés. Il nous semble qu'il est temps de déciller et de faire connaître la vraie condition des enfants autistes.
 
Nous osons donc espérer que la notion de « grande cause nationale » pour l'autisme cette année ne sera pas vaine et sans conséquence pour les situations dramatiques comme la nôtre, qui n'est malheureusement pas rare.
Nous osons espérer que les services de l'État ne feront plus honte à notre pays en donnant, malgré toutes les bonnes volontés individuelles, l'apparence de lutter contre les citoyens au lieu d'œuvrer à l'égalité de traitement de tous et au respect des personnes autistes, conformément à la Constitution et à nos lois, qui restent trop souvent purement théoriques.
Dans l'espoir d'une réponse constructive de votre part, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, nos salutations distinguées.
M. & Mme C.
 
Copies à : Monsieur le Premier Ministre, Ministère des solidarités et de la cohésion sociale, Conseil Général du Calvados, Monsieur le député Daniel Fasquelle ; rédaction des médias : Rue 89, Le Monde, Marianne, Le Parisien, Le Figaro, L'Express, Libération, Le Canard Enchaîné, TF1, France 2, France 3, Médiapart, Ouest France, France Inter, RTL, Europe 1 ; associations : Autisme France, Autisme Basse-Normandie, Vaincre l'autisme ; copies en circulation sur Facebook et blogs.
 
notes :
(1)A titre d'exemple, nous avons contacté le CRA à l'été 2010 pour demander à un spécialiste le renouvellement du certificat nécessaire à la reconduction du dossier MDPH. Après relances téléphoniques de notre part et promesses de rappel rapide de la leur, jamais honorées, nous avons dû nous rabattre, sous peine d'être hors délai, sur la consultation d'un pédiatre ne connaissant l'autisme qu'à titre privé.
(2)Autrement dit, l'AEEH est vue comme un revenu ordinaire, et non comme une aide spécifique pour l'enfant, afin d'assurer ses suivis et son instruction. Pourtant, nous avons pu démontrer et il a été reconnu par la MDPH que notre enfant n'était plus scolarisable actuellement. Nous notons donc qu'un enfant scolarisé sans aide en collège public coûte en moyenne 7930 euros par an à l'Etat (chiffre 2007, source : site du Ministère de l'Education Nationale) tandis que rien n'est prévu pour aider quand l'Etat contraint les parents à instruire eux-mêmes, y compris pour cause de handicap.
(3)Nos enfants ont des comptes d'épargne (deux PEL et un compte bloqué) que nous avions ouverts lorsque nos revenus nous le permettaient. Cette prévoyance nous semble plus que jamais indispensable, maintenant que nous savons d'expérience ce que recouvre dans la réalité la « compensation » évoquée dans la loi pour les personnes handicapées.
Soulignons que ces comptes avaient déjà été pris en considération lors du calcul du RSA, dès la première demande en septembre 2010. En revanche, les découverts bancaires importants (plus de 6000 -six mille !- euros actuellement) accumulés depuis deux ans et dûs à notre précarité ne sont, eux, pas pris en compte dans ce calcul.
(4)Nous avions déjà subi en octobre et novembre 2011 la suppression du RSA suite à un dysfonctionnement administratif interne, totalement indépendant de notre responsabilité.

mercredi 11 avril 2012

The fantastic flying books of Mr. Morris



L'histoire de Morris Lessmore qui, à la suite d'un ouragan, découvre un monde où les livres sont vivants. Une histoire d'amoureux des livres, et de livres qui lui rendent la pareille.
D'un point de vue technique, le film combine l'utilisation de miniatures, d'images numériques et d'animation en 2D. Oscar 2012 du meilleur court-métrage d'animation, ce petit bijou a également été primé dans maints festivals. Inspiré par l'ouragan Katrina, Buster Keaton, le Magicien d'Oz et… l'amour des livres, il a initialement été conçu pour être présenté dans le cadre d'une exposition à Los Angeles afin de faire aimer les… livres aux enfants. Il a été décliné en application pour iPhone et iBook et paraîtra sous peu en version papier.
morrislessmore.com, et ici pour découvrir le making of.

mardi 10 avril 2012

Gratin de légumes

Ingrédients pour quatre à six personnes
- 1 kg environ de pommes de terre
- 2 petits poireaux ou 1 gros
- 1 grosse échalote ou 1 petit oignon
- quelques carottes
- environ 150 g de gruyère râpé
- 20 cl crème fraîche liquide (une petite brique) ou 2 cuillerées à soupe de crème fraîche diluée dans un grand verre de lait
- sel, poivre, cumin en poudre (facultatif)

Préparation
Couper les poireaux et l'échalote en rondelles, les carottes en gros dés et précuire le tout. Dans un plat allant au four mettre une couche de patates émincées, une couche de poireaux, une couche de râpé, une couche de patates, une couche de carottes, une couche de râpé, une couche de patates, etc. jusqu'à remplissage dudit plat. Assaisonner. Verser la crème par-dessus tout ça. On peut également y ajouter de l'eau de cuisson des légumes. Recouvrir de râpé et placer au four durant trois bons quarts d'heure, voire une heure, à 180 °C (th 6)…


La sauce qui accompagne les crudités de la photo est préparée avec deux ou trois cuillerées à soupe de fromage blanc battu à 20 % MG (que les Québécois pourront remplacer par du cottage cheese mais le goût ne sera pas tout à fait le même) mélangées à un yaourt nature, avec de la ciboulette, du sel aromatisé, du poivre et une gousse d'ail. On peut remplacer le fromage blanc battu par deux petits-suisses ou de la faisselle.

samedi 7 avril 2012

À bicyclette



La Paulette de la chanson de Pierre Barouh, c'était Paulette Dubost, même si sa notice Ouikipedia n'en dit rien… Je me souviens l'avoir entendue le raconter à la radio…
Dans un autre registre, Paulette à bicyclette est une bijoutière, membre de Coopaname, qui travaille uniquement à partir de métaux recyclés ou éthiques. Une belle démarche, suffisamment rare pour être signalée.

mercredi 4 avril 2012

Mauvaise blague

L'antenne de la préfecture où nous nous sommes rendues il y a deux semaines a flambé.
Dimanche dernier.
1er avril…

(Cet incendie serait dû à un court-circuit et n'a causé que des dégâts matériels. Nous devrons récupérer le passeport de la Demoiselle quai de Gesvres.)

mardi 3 avril 2012

En cas d'empêchement…

Si vous ne pouvez vous rendre à votre bureau de vote les 22 avril et 6 mai prochains, pensez à donner procuration.


 'ttention, j'ai pas dit qu'il fallait voter PS, hein, chacun fait comme il sent, c'est juste que je trouve cette vidéo plutôt bien fichue :-)

lundi 2 avril 2012

Petits pains briochés à la cannelle


Pour les goûters et petits-déjeuners de ce début de semaine…

Préparés à partir de la recette transmise par Madame Plouf… J'y ai intégré environ une poignée de raisins secs mis à macérer dans un peu d'eau parfumée à la cannelle pendant que la pâte levait. Comme nous ne sommes que deux à en manger et que ces petits pains ne se conservent pas longtemps, j'ai réduit les quantités des ingrédients :
- 300 g de farine
- 60 g de beurre demi-sel (1/4 de plaquette)
- 50 g à 100 g de sucre, selon qu'on aime plus ou moins sucré
- 15 cl de lait
- 1 œuf
- 1 sachet de levure boulangère

Laisser la pâte lever durant près de deux heures avant d'y incorporer les raisins secs et l'eau à la cannelle. Verser la pâte dans le(s) moule(s) et la laisser lever à nouveau durant quelque trente minutes.
Enfourner à 180 °C (th 6) durant une autre demi-heure. Les quantités ci-dessus permettent de préparer huit petits pains.