samedi 31 mars 2012

L'Heure de la Terre

Ce soir, de 20h30 à 21h30, éteignez les lumières pour voir le monde autrement…
Earth Hour, 60 minutes pour la planète.

L'occasion d'un repas aux chandelles
(de préférence à la cire d'abeille parce que la paraffine c'est pas trop glop) ?

vendredi 30 mars 2012

Je suis binationale. Ça vous pose un problème ?

Laurence vient de recevoir son second passeport. Elle raconte pourquoi elle a ressenti le besoin de «clamer» sa deuxième nationalité.
témoignage 30/03/2012 à 10h32
Laurence Lowenthal | Journaliste 

Je viens de recevoir mon second passeport. Je suis ce qu’on appelle une binationale : j’ai toujours eu deux nationalités, mes parents étant eux-mêmes binationaux. Je suis née et j’ai grandi à l’étranger, mais depuis l’âge de 12 ans, je vis en France avec des papiers exclusivement français. Jusqu’à ce matin.
Pendant toutes ces années en France, je n’ai jamais ressenti le besoin de demander un second jeu de papiers. J’étais française, point. La question ne se posait ni pour moi ni pour mon entourage. Vous m’auriez demandé ma nationalité, il y a encore six mois, je vous aurais répondu française. Une évidence. La suite ici…

***
Une copine a voulu me rassurer et m'a dit que les choses s'étaient calmées. Visiblement pas…


jeudi 29 mars 2012

Derviche tourneur



À la préfecture, suite

— Vous avez un numéro de portable, madame ?
— Non.
— Vous n'avez pas de portable ?!
— Euh, non, j'ai un fixe…
[…]
— Vous avez des papiers d'identité pour la petite ?
— Non, nous n'en avons pas eu besoin jusqu'ici.
— Ah, vous ne voyagez pas…
(Euh, pas beaucoup, monsieur, pas hors du territoire depuis un moment, mais ça ne veut pas dire non plus qu'on ne va jamais nulle part. Pour un peu j'aurais eu honte.)
[…]
 À la toute fin de l'entretien :
— Le passeport sera prêt dans deux ou trois semaines. Dommage que vous n'ayez pas de portable, vous auriez été prévenue par sms.
— Ah mais mon compagnon en a un.
— Tant pis, madame, le dossier est bouclé, il est trop tard…
— Mon téléphone fixe peut recevoir les textos.
— …
— J'ai une adresse e-mail.
— Tant pis, madame, le dossier est bouclé.
Le monsieur avait envie de partir déjeuner.

Je devrai faire refaire le mien, de passeport, sous peu. N'étant pas née ici et avec un père naturalisé j'avoue que j'ai un peu peur de ce qui peut m'attendre. D'ici à ce que je doive prouver que je suis bien française (les commentaires à la suite de l'article sont édifiants)…

M'en vais d'ailleurs demander copie de mon acte de naissance. Rien que pour ça il me faudra attendre jusque trois semaines quand j'ai obtenu celui de ma fille en six jours, weekend compris. 

mercredi 28 mars 2012

Une robe couleur(s) printemps

Pendant que d'aucunes veulent des robes couleur de lune ou de soleil, ma Demoiselle a choisi ces étoffes…

Tissus trouvés sur eBay il y a un bon moment de cela. 
Margaux tissus pour le jaune, Patetlao pour l'autre.

Je n'étais vraiment pas sûre du choix des couleurs, ou plutôt de leur accord ; je lui en ai proposé d'autres mais la P'tite Hirondelle n'en a pas démordu…
Je pensais à un modèle sobre, quelque part entre Violette et Honorine, mais elle voulait une robe qui lui arrive aux chevilles. Je ne sais pas si elle la portera à l'école (les quolibets fusent si vite, parfois) mais la saison des anniversaires arrive et elle pourra la mettre à ce moment-là. Sinon il lui restera les mercredis, les fins de semaine et les vacances.


 Petits boutons anciens en nacre pour habiller le col et fermer le dos. Le corsage est doublé d'une chute de vieux drap (en lin ?).

Une autre, plus sobre, plus courte, est quasiment terminée.

Cotonnade récupérée sur FreeCycle.

Un peu trop austère pour le coup et au col un peut trop serré, il faut que j'agrandisse celui-ci et que je trouve de quoi égayer/réveiller un peu l'ensemble. Comme elle est très ample, peut-être ajouterai-je aussi des liens qu'elle attachera dans le dos. Je profite qu'elle ne trouve pas ringardes les choses cousues ou tricotées par sa môman… Cela viendra peut-être et dans ce cas le temps m'est compté. En attendant, je savoure…
Ces robes ne sont pas parfaites, loin de là, elles sont pleines des défauts dus aux premières fois, mais je crois bien que je n'avais encore jamais entrepris d'ouvrages d'une telle envergure à la machine et je suis contente de m'être lancée et d'avoir su m'y tenir. Le résultat tient à peu près la route malgré tout, et ma jeune fille en devenir en paraît contente…

dimanche 25 mars 2012

Gâteau d'amour


Comme je n'avais pas d'anneau d'or à y glisser, je l'ai préparé dans un moule en forme de cœur…




Recette testée et (je crois) approuvée. 

La préparation est très liquide (petit moment de solitude après l'avoir versée dans le moule en silicone, quand il a fallu l'enfourner) et le résultat a un peu le goût des crêpes. Ça marche aussi avec du lait demi-écrémé.

Petite lâcheté ordinaire

La Demoiselle étant invitée à passer une semaine à l'étranger durant les prochaines vacances nous avons entrepris de lui faire établir un passeport. Je ne sais pas comment fonctionnent les choses ailleurs mais à Paris on ne peut plus se pointer simplement avec tous les documents requis à l'antenne de la préfecture, ni même quai de Gesvres. Enfin, si, ça reste possible, le matin exclusivement, et il faut vraiment avoir du temps devant soi. Il vaut mieux prendre un rendez-vous pour ne pas avoir à y passer la journée. Dans le cas d'un passeport pour enfant il faut venir avec lui déposer le dossier et le retirer (des fois que, sait-on jamais…).
Nous sommes allées une première fois à l'antenne la plus proche de chez nous, l'après-midi, où l'on nous a répondu qu'ils ne donnaient plus de rendez-vous car l'agenda de mars était complet, qu'ils étaient sur le point de déménager et ne savaient pas quand ils seraient en mesure de recevoir de nouveau du monde (le tout sur un ton assez peu aimable). Je suis passée quelques jours plus tard à la mairie du 11e, où mon dernier passeport avait été établi, mais l'antenne de la préfecture y a été fermée. De retour à la maison j'ai pris rendez-vous par Internet. La seule antenne qui proposait encore des dates ce mois-ci était celle du 13e. Ça tombait bien, on avait à faire dans le coin le même jour juste avant l'horaire proposé.
Nous arrivons donc et nous installons dans la salle d'attente. Je vous passe la crasse des lieux et l'atmosphère poisseuse.
Juste à côté de nous, une jeune femme avec sa toute petite fille de moins de deux mois. Elle était arrivée à 8h30 (sans rv, donc) car elle avait besoin d'une carte d'identité pour son bébé (carte qui serait valable dix ans !) et attendait depuis près de cinq heures. Je bouillais d'intervenir et demander si on ne pouvait pas la faire passer en priorité mais je n'ai rien dit, de peur de me mettre les zélés fonctionnaires à dos et que notre dossier ne soit pas traité dans les délais…

samedi 24 mars 2012

Ma saison préférée

(Oui, oui, malgré les yeux larmoyants et le nez pris.)



Ça nous rajeunit pas, ma brave dame…

jeudi 22 mars 2012

Juste quelqu'un de bien

Quel dommage que l'on n'entende pas Robin Renucci plus souvent. Ses mots sont un baume au cœur en ces temps tourmentés. Il était hier soir l'invité du «Grand Entretien» de François Busnel.
Pour reprendre les mots d'une commentatrice : Renucci président ! (Ou au moins ministre…;-)

mercredi 21 mars 2012

 Peu importe que l'auteur des drames de Toulouse et Montauban soit un jeune fanatisé, j'ai bien peur que ce qui est arrivé ne soit pain béni pour Sarko et sa clique.
En 2002 il y a eu Paul Voise. En 2012 il y a eu Mohamed Merah.

dimanche 18 mars 2012

Endives au jambon

Pour quatre personnes
- 4 endives de taille moyenne
- 4 tranches de jambon
Pour la sauce
- 1/4 de plaquette de beurre salé (env. 60 g)
- 50 g de farine (2 cuillers à soupe)
- 20 cl de crème liquide (une petite brique)
- 25 cl de lait
- du râpé

Cuire les endives dans une marmite durant 45 bonnes minutes (cette longue cuisson vient à bout de leur amertume). Une vingtaine de minutes avant la fin de leur cuisson, préparer la sauce dans une petite casserole : faire fondre le beurre, ajouter la farine, bien mélanger. Ajouter la crème et le lait en continuant de mélanger, poivrer. Le sel étant déjà présent dans le beurre et le râpé, je n'en ajoute pas. À l'issue de la cuisson, égoutter les endives, puis en mettre un peu dans chaque tranche de jambon que l'on roulera ensuite. Recouvrir de sauce puis de râpé et glisser au four durant un quart d'heure, 20 minutes afin de gratiner la préparation.

Pas exactement un plat (de) pauvre mais absolument délicieux. Pour preuve : le Musicien en a repris, lui qui d'ordinaire n'aime pas les chicons !

jeudi 15 mars 2012

Marcel Storr, bâtisseur visionnaire, au Carré-de-Baudoin

Je voulais visiter cette expo depuis un moment maintenant ; la Demoiselle et moi y sommes allées hier après-midi. J'avais même commencé à collecter des infos en prévision de ce billet sur Marcel Storr (1911-1976), balayeur au bois de Boulogne, enfant abandonné par sa mère alors qu'il n'a pas trois ans, place par l'Assistance publique dans des fermes où il a été battu ; devenu sourd, condamné à l'illettrisme à la suite de ces mauvais traitements.
Il laisse derrière lui une soixantaine de dessins, créés entre 1930 et 1975 à la mine de plomb, au crayon et à l'aquarelle.


Marcel Storr aimait les églises, les cathédrales et les tours. Son trait extrêmenent précis, minutieux, donne du relief à son œuvre et les teintes automnales employées pour les coloriser leur confèrent une luminosité absolument extraordinaire.


Son œuvre, discrète, secrète, a été découverte Par hasard par un couple d'amateurs d'art au début des années 1970. Elle a peu été montrée. Pour en savoir un peu plus, allez chez M. Guy, qui a troussé un fort joli billet à ce propos. Difficile de faire mieux que lui après l’avoir lu…
Initialement prévue du 16 décembre 2011 au 10 mars 2012, cette expo-là a également bénéficié d’une prolongation : vous pouvez la visiter jusqu’au 31 de ce mois. Une visite guidée, commentée par Laurent Danchin, son commissaire, est prévue ce prochain samedi matin, à partir de 11 heures.

Pavillon Carré-de-Baudoin
121, rue de Ménilmontant
Paris 20
M° Gambetta (il faut gravir la rue des Pyrénées 
un bout ensuite ou prendre le bus depuis la place)
Bus 26 ou 96 (Pyrénées-Ménilmontant)
Entrée libre du mardi au samedi, de 11h00 à 18h00
Renseignements : 01 58 53 55 40
 

Laurent Danchin parle de Marcel Storr à Marie Berrurier, à l'occasion de l'exposition organisée par Bertrand et Liliane Kempf 
 en janvier 2005 à la mairie du 9e arrondissement de Paris.

Présentation de l'expo actuelle.


mercredi 14 mars 2012

Happe


Tu vois ce convoi
Qui s'ébranle ?
Non tu vois pas
Tu n'es pas dans l'angle
Pas dans le triangle

Comme quand tu faisais du zèle
Comme quand j' te volais dans les plumes
Entre les dunes

Par la porte entrebâillée
Je te vois rêver
A des ébats qui me blessent
A des ébats qui ne cessent

Peu à peu, tout me happe
Je me dérobe, je me détache
Sans laisser d'auréole
Les cymbales, les symboles
Collent

On se rappelle
On se racole
Peu à peu, tout me happe

Les vents de l'orgueil
Peu apaisés
Peu apaisés
Une poussière dans l'œil
Et le monde entier soudain se trouble

Comme quand tu faisais du zèle
Comme quand j' te volais dans les plumes
Entre les dunes

Par la porte entrebâillée
Je te vois pleurer
Des romans-fleuves asséchés
Où jadis on nageait

Peu à peu, tout me happe
Je me dérobe, je me détache
Sans laisser d'auréole
Les cymbales, les symboles
Collent

On se rappelle
On se racole
Peu à peu, tout me happe.
Et (ré)écouter «De l'aube à l'aube», 
feuilleton radiophonique de l'été 2010.

dimanche 11 mars 2012

Gâteau à l'orange

Au retour des vacances mes loulous sont allés faire un tour en bibli. Devinez-Qui en a rapporté un livre de cuisine italienne et, le lendemain, a décidé qu'elle nous concocterait le dîner. Comme nous n'avions pas tous les ingrédients elle a improvisé et ce fut absolument délicieux, et d'autant plus appréciable qu'elle s'est débrouillée toute seule, sauf pour le dessert où je lui ai donné un coup de main car l'heure tournait.
Au dessert nous avons donc préparé un gâteau à l'orange à quatre mains, gâteau dont elle a mis la recette chez elle
Lorsque j'ai ouvert ces pages elle a voulu en faire de même, vous lui feriez grand plaisir en allant la visiter et en lui laissant une petite trace de votre passage.
Merci !

Ce gâteau est encore meilleur à l'orange sanguine…

Ça peut pas faire de mal - 2




Un an jour pour jour après Fukushima…
Ce soir, entre 19h55 et 20h00, éteignez vos lumières et appareils électriques.

samedi 10 mars 2012

Récits de Fukushima

Une websérie de huit court-métrages, à visionner sur arte.tv. Impossible à nouveau d'importer des vidéos (est-ce moi qui suis vraiment une quiche en informatique ou Google qui joue encore les apprentis sorciers ?), mais rendez-vous pour les voir…
Ici, le blogue du réalisateur.
Sources : Rue89, rtbf

vendredi 9 mars 2012

Juste après dresseuse d'ours, Jaddo

Avant d’être un livre, Juste après dresseuse d’ours est un blogue dans lequel Jaddo (acronyme de Juste après dresseuse…) relate depuis 2007 ses souvenirs et son quotidien, d’abord d’externe puis d’interne, et maintenant de médecin généraliste.
Elle s’inscrit dans la lignée de Martin Winckler, qui d’ailleurs signe la préface du livre, et pose un regard parfois tendre, parfois acerbe, toujours humain, sur l’hôpital, son mode de fonctionnement (entre certifalacon et dysfonctionnements), ses grands pontes (ah, les chiiii-ruuuuur-gieeeeens, les ceusses qui parlent devant leurs patients comme s’ils n’étaient pas là, ceux qui les infantilisent…), et, bien sûr, les patients dans toute leur diversité. Elle ne s’épargne pas au passage et ne cache pas ses failles, ses doutes.
Les chroniques reproduites dans le livre sont une sélection de celles de son blougui, reprises peu ou prou dans l’ordre où elles ont initialement été écrites. Certains titres ont été changés pour la publication sur papier.

La quatrième de couverture
Petite, je voulais être dresseuse d’ours.
Et puis ça m’a passé et j’ai fait docteur. Généraliste remplaçante. Mais quand même, depuis douze ans (entre la fac, l’hôpital et le cabinet), j’ai eu le temps de voir un paquet de choses absurdes, terrifiantes, émouvantes, rigolotes. J’ai eu le temps de dire un paquet de conneries, et d’en faire quelques-unes. J’ai eu le temps de mettre de côté un paquet d’histoires à raconter.
J’ai eu envie de les écrire, d’abord pour ne pas oublier ce qui me scandalisait à l’époque de l’hôpital, pour ne pas me laisser aller à m’habituer. Et aussi pour vomir ma frousse de me voir parfois si impuissante. Puis pour partager les rencontres, les fragments des victoires, les bouts de vie savourés. Ces histoires, je les livre brutes, dans le désordre, comme je les ai vécues et comme elles me reviennent.

L’avantage du livre sur le journal extime : on peut le prendre avec soi et s’installer confortablement pour le savourer. L’inconvénient : on n’y trouve plus les commentaires suscités par chaque billet, parfois autant d’échos aux faits relatés par l’auteure. Le principe de la sélection fait aussi qu’une partie des chroniques n’a pas été reprise, dont certaines auraient pourtant mérité d’y figurer. Du coup, j’ai trouvé que l’ambiance générale de ses récits s’en trouvait changée, comme durcie, mais peut-être n’était-ce qu’une impression…

Juste après dresseuse d’ours, 
les histoires brutes et non romancées d’une jeune généraliste
 Jaddo
 Fleuve noir, «Docs»

mercredi 7 mars 2012

Un peu d'été en hiver : tartines à la tomate



Préparées avec le dernier bocal de tomates de l'été dernier. Tomates cuisinées avec un filet d'huile d'olive, du curcuma, des échalotes, des herbes de Provence et du gingembre…

Atelier du mercredi : opération peigne fin



Verdict : il n'y avait rien. Ouf…

mardi 6 mars 2012

Barettes

Une pour ma chevelure de gorgone (12 cm d'une fleur à l'autre)…


… et une autre pour celle de la Demoiselle (9 cm de long).

samedi 3 mars 2012

C'est moi ou bien ?

Suis en train de suivre les Victoires de la musique à la radio, histoire d'avoir une idée générale de ce qui se fait. Ça ne vous agace pas, vous, tous ces trémolos dans la voix de certains ? C'est peut-être ça de vieillir, mais je trouve que ces mêmes braillent plus qu'ils ne chantent…

Dormez, braves gens, on veille sur vous…

Ne le lisez pas trop fort, ça risquerait de s'ébruiter : en catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l'eau du robinet. Désormais à consommer avec modération...
C'est l'association Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale.
La suite ici

Dans la poche

J'ai trouvé ce manteau en velours tout doux sur eBay pour ma Demoiselle l'automne dernier.


Une fois le vêtement récupéré je me suis rendu compte qu'il n'avait pas de poches. J'avais pensé à demander de quelle matière était faite la doublure (la dame m'avait répondu «du coton» sans plus spécifier) mais il ne me serait jamais venu à l'idée que l'on puisse concevoir un manteau (pour enfant, de surcroît) sans poches.


Après cogitation intense j'ai décousu une petite vingtaine de centimètres de chaque côté pour en insérer une à l'aide d'un gabarit comme ici (merci PapelHilo, c'est toi qui m'as mise sur la piste), avant de bloquer chaque extrémité des fentes à l'aide de quelques solides points de couture.


Comme la doublure est en voile (!) de coton et que l'intérieur du molleton est blanc, j'ai doublé les poches de… blanc. Les coutures des poches elles-mêmes se trouvent entre les deux épaisseurs de tissu, pour une finition plus soignée.



J'ai cousu le tout à la main, au point de feston dans un premier temps, avant de rabattre le surjet à l'aide d'une espèce de point de tige et de le masquer à petits points espacés avec du gros-grain.

Un gros-grain moins large aurait aussi convenu.

Ça devrait tenir : quatre différentes coutures traversent à chaque fois toutes les épaisseurs de tissu hormis l'extérieur du manteau pour une jolie finition. Un des boutons d'origine était manquant. Je l'avais remplacé par un bouton ancien dans le genre bijou, mais un autre s'est cassé peu de temps après. Dommage, ils étaient jolis, un peu patinés pour ne pas trop briller, avec un motif de soleil.


Il n'y a pas de mercerie dans mon coin, et de toute façon je trouve rarement des boutons qui me plaisent dans les merceries classiques. Je suis donc allée à la Droguerie, rue du Jour, pour en chercher d'autres. Le temps d'attente est interminable (je me souviens d'une époque où en y allant le matin on était rapidement servi mais cette époque est apparemment révolue), les vendeurs parfois stressés et donc pas toujours de bonne humeur, et les prix pas toujours doux mais le choix est incomparable ! Choisir c'est renoncer, j'en ai donc, pour contourner le problème, comme à mon habitude, pris autant que de boutonnières à garnir, et un supplémentaire pour le cas où…


Aucune de mes photos ne rend justice à ce joli manteau au motif floral violet…


Et voilà le travail !

Je n'étais pas sûre d'y arriver, du coup je suis plutôt contente (et mes doigts crevassés encore plus !)… Elle pourra le porter avec ça :

Toujours selon le modèle d'Aquarêve, tricoté cette fois-ci aux aiguilles 3,5 et 4.
Fil BB mérinos de Fonty.

vendredi 2 mars 2012

Gâteau au muesli

Parfois mes loulous partent à la campagne sans moi durant les vacances. Lorsque je n'ai pas ou peu de travail ça me permet, luxe suprême, de vivre à mon rythme pour ensuite durer les (longues) semaines où, compagnon aux horaires décalés oblige, je n'ai pas vraiment de temps pour moi – parce que travailler chez soi a des aspects sympas mais on a constamment l'impression d'être sur le pont. Je profite également de ces jours rien qu'à moi pour entreprendre de menus travaux sans avoir à m'interrompre pour quelque joyeuseté «sisyphienne» et pour me préparer des mets que je serais de toute façon seule à manger, dont ce gâteau au muesli :

- 2 ou 3 œufs
- 1/2 sachet de levure
- 1 verre gradué plein de muesli aux fruits sans sucre
- 1 yaourt
- il est possible d'ajouter entre 50 g et 100 g de sucre, selon que l'on aime ce gâteau plus ou moins sucré
- 2 cuillers à soupe de farine, pour le liant
- quelques abricots séchés coupés en dés
- 1 pomme pelée et aussi coupée en dés. On peut en profiter pour écouler d'autres fruits : kiwi, banane, poire, orange…
- quelques noisettes (facultatif) grossièrement coupées
- un peu d'eau, de lait ou de vrai sirop pour mélanger le tout plus facilement, selon la consistance


Mélanger la mixture, la verser dans un moule à cake et la glisser au four à 180 °C (th 6) durant une demi-heure, trois quarts d'heure. Le résultat gustatif se situe entre le cake et la barre de céréales.

jeudi 1 mars 2012

Du neuf avec du vieux

Ma Demoiselle s'est pris dix bons centimètres dans les pattes depuis l'an dernier. Ainsi porte-t-elle ce pantalon, cousu l'hiver dernier, comme un pantacourt : il arrive juste au-dessus de ses bottines. Pour le reste, il lui va encore impeccablement.

Pantalon à taille élastiquée des Intemporels pour enfants, en 8 ans rallongé.
Facile à découper, à coudre puis à enfiler.


J'ai profité de ces vacances pour commettre ça :

Modèle similaire, en 10 ans rallongé cette fois-ci,
pioché dans les Contes de fées intemporels.

Pourquoi «commettre» ? Parce que, dans la série «il fallait que ce fut fait», le motif est à l'envers.

La photo est bien à l'endroit.

Si, si. Je ne l'ai bien sûr vu qu'une fois les différentes parties montées (soupir), quand je l'ai retourné. Il faut dire à ma décharge que la toile est si épaisse que l'imprimé ne transparaît pas à l'envers du tissu. On apprend de ses erreurs, paraît-il, je tâcherai de ne pas m'y laisser reprendre (re-soupir). Ça ira bien pour traîner à la maison, et peut-être s'en moquera-t-elle, l'étoffe est toute douce au toucher et le motif si fin qu'il faut avoir le nez dessus pour s'en rendre compte. Puis, avec les chutes de tissu du précédent, de ça :

En vrai, les deux jambes sont de la même largeur…
C'est l'angle de vue qui donne cette impression fausse (et non pas fosse).

Je suis passée à ça :


Les marques de l'ancien ourlet n'ont pas été coupées, elles sont encore à l'intérieur. Si elle n'aime pas le résultat je pourrai toujours découdre le tissu à motifs et rétablir l'ancienne version de ce pantalon. Comme une espèce de pomme ou ctrl+Z…

Cette fois-ci le motif est dans le bon sens.

Elle revient de la campagne demain soir. J'espère qu'elle aimera encore le porter…